In a world that has prioritized busyness and made it all about ourselves, sustaining connections has proven to be more complex. This is leading us to seek the courage within us to take that extra step. This post was heavily inspired by NPR’s TED Radio Hour where they focused on this field of busyness, loneliness and the art of listening in today’s world. Dated November 1st 2024. They launched an episode titled A guide to being brave in Relationships.
L'art courageux de l'écoute : pourquoi « Parle-moi plus » remplace « Arrange-toi »
Dans un monde qui nous pousse constamment à donner des réponses rapides, à gagner des disputes et à projeter une image de succès sans effort, la véritable connexion nous semble de plus en plus hors de portée. Nous voyons un ami en détresse et nous voulons impulsivement intervenir et résoudre ses problèmes.
Un être cher partage un moment de vulnérabilité, et notre impulsion immédiate est de donner des conseils. Ils posent la question : « Et si la chose la plus courageuse et la plus aimante que nous puissions faire était de ne rien faire du tout ? » Cela semble un peu trop difficile pour la plupart d'entre nous, sinon pour tous.
Selon l'auteure Kelly Corrigan et la légendaire défunte thérapeute Dr Ruth Westheimer (qui a été présentée dans l'épisode), la clé pour vraiment aider les personnes qui nous sont chères ne réside pas dans ce que nous disons, mais dans la manière dont nous écoutons.
La façon dont nous écoutons est un acte de courage tranquille et doux qui peut transformer nos relations et guérir l'épidémie moderne de solitude.
Voler la satisfaction ou partager la vulnérabilité
Kelly Corrigan a appris cette leçon de première main avec ses enfants. Chaque fois qu'ils venaient la voir avec un problème, sa tentative de trouver rapidement des solutions empirait souvent les choses. Ils se fermaient, se sentant ignorés. Comme Corrigan l'a réalisé plus tard, ses conseils bien intentionnés « volaient la satisfaction » de ses filles de résoudre leurs propres problèmes. En donnant une réponse instantanée, elle leur envoyait délicatement le message que leur lutte n'était pas et n'avait jamais été si grave que ça.
Au lieu de cela, Corrigan a appris le pouvoir de quelques phrases simples, mais profondes : « Parle-moi plus », « Continue », et « Quoi d'autre ? »
Ces phrases signalent à l'autre personne que vous êtes un espace ouvert et sûr pour ses sentiments. Vous n'êtes pas là pour la réparer ; vous êtes là pour être témoin de ce qu'elle vit. En retenant votre propre impulsion de devenir le héros, vous lui permettez de démêler ses propres nœuds et de trouver ses propres solutions. Cette approche demande du courage — de mettre de côté ses propres besoins et son inconfort — mais elle offre une expérience humaine complète en retour. Comme Corrigan le dit si bien : « La récompense est de finir doux et humble, vide et émerveillé, sachant que de toute la magnificence que nous avons contemplée du berceau à la tombe, la plus éblouissante était interpersonnelle. »
Le plan du Dr Ruth pour combattre la solitude
Cette même philosophie d'écoute proactive s'étend au-delà de nos relations les plus proches et dans le monde plus vaste de l'amitié. Dr Ruth Westheimer, connue pour ses conseils sexuels francs, a dédié sa dernière mission à la lutte contre la solitude.
Elle croyait que la solitude est guérissable, et que le remède est entre nos mains. Cela nous oblige simplement à faire le pas « inconfortable ».
Ayant survécu à l'Holocauste étant enfant, Dr Ruth a appris l'importance de prendre le contrôle de sa vie et de construire sa propre « famille choisie ». Elle savait qu'attendre que les liens se créent était une bataille perdue d'avance. Son conseil n'était pas de se plaindre de la solitude, mais de prendre des mesures courageuses et intentionnelles pour la combattre.
Le secret de son succès ? Une approche proactive qui impliquait sa propre version de « Parle-moi plus ». Elle terminait presque toutes ses conversations avec Allison Gilbert, sa collaboratrice, en demandant : « Quand est-ce que je te revois ? » Cette simple question montrait un intérêt sincère et forçait un engagement, démontrant qu'elle n'allait pas laisser ses relations au hasard.
Les conseils du Dr Ruth pour construire des liens étaient tous centrés sur ce même principe :
- Faire un effort.
- S'engager dans des « occupations significatives ».
- Élargir son « vocabulaire d'amis » au-delà d'un simple meilleur ami.
- Faire le premier pas, même si cela signifie demander à un voisin un œuf dont vous n'avez pas besoin.
En fin de compte, Kelly Corrigan et Dr Ruth Westheimer nous apprennent toutes les deux que le travail le plus important que nous puissions faire est d'être présent pour les autres. Qu'il s'agisse d'un enfant qui pleure à cause d'un message de groupe, d'un parent mourant avec un petit regret, ou d'un étranger qui pourrait devenir un ami, le courage de se connecter ne vient pas du fait d'avoir toutes les réponses. Il vient de la grâce d'écouter, de l'humilité de prendre du recul, et du courage de simplement dire : « Parle-moi plus. Continue. Quoi d'autre ? »